Madeleine Rommel
Madeleine, est le prénom qui m'a été donné à la naissance.
Pourtant, je n'ai été appelée Madeleine qu'à partir de l'âge de 30 ans. Ce changement a a été pour moi l'occasion d'une renaissance, d'une ouverture à un potentiel nouveau.
Mad n'est pas un diminutif, mais plutôt une forme commune, plus concentrée, des deux prénoms qui m'ont été donnés.
Depuis l'enfance dans la brousse africaine ou au 5e étage de l'immeuble paternel avenue de Tervuren, à travers les bêtises, les découvertes, les dangers, le permis, l'interdit, le caché, l'entre les lignes, ... ce qui m'intéresse est ce qu'on ne voit pas, l'autre côté des choses, leur langage secret, leur clin d'oeil qui trame la vie.
Après la brousse africaine et l'avenue de Tervuren, le petit village de Waulsort-sur-Meuse, à 100 m de l'eau, à 100 m des bois. J'y arrive à 8 ans. L''école à Dinant, et les trajets dans la petite micheline, ou plus tard à vélo pour le plaisir de voir les rochers de Freyr dans les brumes matinales ... et avoir un moment de solitude, ... pas du luxe dans une fratrie de 5 !
Papa nous fait souvent poser devant son objectif, ce que je déteste ! Pourtant la photographie m'intrigue et m'attire ; je demande mon premier appareil photo pour mon anniversaire. Ensuite j'économise pour m'acheter le matériel pour imprimer mes photos dans ma chambre, occultée.
Pour le plaisir d'écrire et de photographier, une licence en journalisme à l'Ihecs, à Tournai ; Mémoire en photographie sur les Pubs de Londres. Ensuite premiers jobs à Bruxelles, dans la presse associative.
J'ai commencé le massage en 1983, suite au décès de ma mère, réalisant en choc l'impuissance et l'aveuglement face à la maladie. Les écrans et le papier ne m'intéressent plus. J'ai suivi à Londres une première formation en Health Care Massage. Sur la malle du retour, j'emporte ma table de massage, mais, quand je masse, trop de questions restent sans réponse.
Quelques années plus tard, je suis une formation en massages psycho-énergétiques, à l'issue de laquelle je me dirige vers les études de kinésithérapie, ... et vers l'Ashtanga Yoga.
Ces deux disciplines se complètent de manière extraordinaire (bien que plusieurs millénaires les séparent) ; je me sens vivre à l'exponentiel ! Je pars en Inde rencontrer et suivre les cours de Shri K. Pattabhi Jois à Mysore et faire mon Mémoire de kiné sur l'Ashtanga Yoga. A cette époque j'ai terminé l'Ecole de Photographie de la Ville de Bruxelles et je travaille dans l'édition: au Bureau de brevets Gevers et à Gevers Int'l Consultants (Jacques Gevers m'achète ma première photographie - prise sur l'Ile de Texel - lors de mon exposition à l'Abbaye de Forest). Je poursuis ma formation en Ashtanga à Bruxelles, en France à la Communauté de l'Arche et à Lille chez Odile Morcrette, à Mysore chez Gurudji et, le temps d'un stage, chez John Scott dans les Cornouailles. Chaque situation qui se présente est pour moi un apprentissage, un pas de plus vers l'être humain.
Après quelques années dans différents cabinets de kinésithérapie, à l'Institut de beauté Irène Kessler, et comme professeur de Yoga au Centre John Harris Finess au Château du Lac, je crée mon propre espace, avenue Henri Jaspar 89 à Saint-Gilles. Deux collègues se joignent au projet. Au bel étage, trois cabinets kiné et, à l'entresol, un "Espace - Mise en forme", pour le yoga, la gymnastique douce, le massage bien-être. Je vis à du 200 km à l'heure, c'est pour moi le bonheur parfait !
En 2002 l'immeuble est vendu et ce projet prend fin.
Je suis maman d'une petite fille de deux ans et cette maternité m'amène à remettre en question la vie "sur les chapeaux de roues" que j'ai vécue jusqu'alors ...
Période sabbatique, jachère ou chrysalide pendant laquelle ma vie se transforme malgré moi, aboutissant à une rencontre majeure avec Yumma Mudra (Myriam Szabo) et le projet Danza Duende. Début d'un retour aux sources réunissant expériences et connaissances en une seule conscience, créative et intuitive, vivante.
Cette conscience nouvelle est la base de mon travail actuel en Yoga, massage et photographie.